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Histoire - Patrimoine

PatrimoineMémoire vive


Le château

 

Ces ruines sont celles du château de Montespan, siège autrefois d'une baronnie du même nom et fief de la maison d' Espagne. Originaire des Hautes-Pyrénées ( vallée du Louron), la famille d' Espagne s'illustra dans les luttes qui libérèrent le pays des 4 vallées des invasions sarrasines et participa aux croisades du roi St-Louis.

cSa renommée s'étendit davantage au début du XIIIème siècle, par le mariage de Grise d' Espagne, fille d'Arnaud d' Espagne, baron de Bordères en Louron et seigneur de Montespan avec Roger de Comminges, quatrième vicomte du Couserans. De cette union naquit Arnaud de Comminges vicomte de Couserans, comte de Foix, dont le 3ème fils Arnaud de Comminges d' Espagne premier du nom fut le chef de la maison dite " Barons d' Espagne de Montespan".

Le château occupait une position stratégique, chargé de veiller à la sécurité des passages du Couserans vers l' Espagne. Au delà de leur rôle de "gardiens des frontières", les barons d' Espagne fournirent à la couronne de France, toute une lignée de vaillants guerriers, des grands dignitaires civils et ecclésiastiques. Avec Roger IV d' Espagne, mort sans enfant légitime, s'éteint en 1555, cette première lignée de la maison des barons d' Espagne de Montespan. A cette époque, la baronnie de Montespan entre dans la maison des Pardaillan de Gondrin, en vertu du mariage de Paule d' Espagne, soeur aînée de Roger IV, avec Antoine de Pardaillan de Gondrin. Hector, leur fils,ajouta alors à ses titres, celui de baron de Montespan. Montréjeau était alors la capitale de la Baronnie de Montespan.

Ces terres furent érigées en marquisat, par le roi Louis XIII, en récompense des services rendus par la Baronnie de Montespan. Le marquisat de Montespan comprenait les villes de Montréjeau ( capitale), Valentine, Cazères, les châteaux et maisons seigneuriales d' Ausson, Bordes, Villeneuve-Lécussan, Cazarilh, Villeneuve de Rivière, Saint-Laurent, Mazères ainsi que plusieurs capitaineries dont dépendaient 24 autres villages. En 1663, Louis de Pardaillan, arrière-arrière petit-fils de Paule d' Espagne, marquis de Montespan, épouse Françoise Athénais de Rochechouart. Belle et spirituelle, elle deviendra la favorite du roi Louis XIV, plus connue sous le nom de Marquise de Montespan."Ses enfants légitimés nés de " ses amours" avec le roi , ont encore, à ce jour,des descendants dans 9 maisons souveraines de plusieurs pays d'Europe...

Christian TEILLOL


Le blason de Montespan

 

C’est par délibération du Conseil Municipal et sur proposition de Madame le Maire que le 17 juillet 2008, le blason de la famille de Montespan a été reconnu blason de la commune, utilisable pour toute correspondance légale par la Mairie. Il a ainsi été déposé à la Banque des Blasons.

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Historique de la commune

                                  

La découverte en 1922 d’une grotte datant de l’époque magdalénienne indique que le site est occupé depuis les hauts temps préhistoriques. Découverte par Norbert CASTERET, elle est aujourd'hui fermée au public.

Montespan est surtout connu à partir du moment où la famille d’Espagne s’installe sur ce territoire. Vers 1235, la fille d’Arnaud d’Espagne, seigneur de Montespan, épouse Roger de Comminges, vicomte de Couserans.


L'origine du nom de Montespan est donc une déformation de Mont d’Espagne, d’après le nom de la famille seigneur du lieu jusqu’au XVème siècle. Les seigneurs de la famille d’Espagne s’y installent au Xllle. La commune sera propriétaire du château en 1995.

En 1663, Louis-Henri de Pardailhan-Gondrin épouse Athénaïs de Rochechouart-Mortemart. Elle deviendra la Marquise de Montespan, et rendra le nom et le village célèbres en devenant la favorite de Louis XlV.

Le moulin de Montespan date de l'époque médiévale, trois meules fabriquent de la farine jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale.Vers 1870 une scierie est adjointe sur le site du moulin. Patrimoine privé, il est visitable sur rendez-vous.


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Le lavoir de Saint-André (5 x 3,5m) est protégé par une toiture à quatre pentes soutenue par douze piliers en bois. Ce lavoir présente la particularité d’avoir été creusé à même le sol.

La Pietà de la chapelle Notre-Dame représente une statue de la Vierge de piété retenant le corps nu de son fils avec son bras gauche. Avec son bras droit, levé vers le ciel, elle implore Dieu.

Montespan possède une école, les anciennes écoles ont été transformés en logements communaux.

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La grotte de la Hountaou Réseau souterrain


Ce réseau, d’1,2 km, suit une faille, sud-nord, du calcaire urgonien (crétacé moyen). Le ruisseau, qui le parcourt, traverse la colline de part en part. Il draine les eaux côté Ganties qui ressortent, au nord, à Montespan.
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De tout temps, quelques locaux intrépides ont effectué cette traversée en période de sècheresse, se contentant de suivre le lit du ruisseau à la lueur d’un maigre éclairage.
Mais c’est en 1922 que la cavité révéla toute sa richesse archéologique ;
Norbert CASTERET, après avoir franchi 2 voûtes mouillantes y découvrit des gravures et modelages d’argile de la période magdalénienne (il y a 15 000 ans) dont la célèbre statue d’ours acéphale.
Ces gravures, tout au long du réseau, et particulièrement dans la galerie dite de la scène de chasse, représentent le bestiaire de l’époque où le Comminges était une steppe froide faiblement arborée, parcourue par les troupeaux de chevaux sauvages, de bisons et de rennes.
La grotte ornée dédiée aux rites chamaniques de la chasse, a révélé depuis peu sa fonction d’habitat par la découverte d’un foyer d’occupation dans la salle dite de Montespan (à 120 m de la sortie du réseau).
La cavité n’est pas accessible au public car vouée, depuis 1985, à la recherche scientifique...


Germain DODOS

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Le moulin de Montespan

Construit à l’époque du château et pour les besoins du village et des alentours, voici le moulin de Montespan.

Bien que niché dans un méandre de la Garonne, à l’écart du village, le moulin fonctionnait jusque dans les années 1970 grâce aux eaux du Ger, captées à Pointis-Inard par une digue aujourd’hui disparue. Son canal d’amenée creusée de main d’homme, d’une longueur de 1,6 km est donc désormais asséché et serpente dans la campagne, parallèlement à la D21, et sa conversion en chemin de randonnée est à l’étude.

Depuis le Moyen Age, les meules fournissaient la nourriture de base (blé, seigle, épeautre et plus tard le maïs). En 1872, une scierie moderne fut construite à côté du moulin remanié. La scie était actionnée par une turbine hydraulique. Outre la scie à ruban, celle-ci pouvait faire tourner une batteuse à la saison des moissons, pour les céréales ensuite réduites en farine au moulin. La scierie continua à fonctionner jusqu’en 2000 grâce à l’énergie d’un tracteur.

Aujourd’hui, moulin et scierie sont devenus les témoins du passé et du travail des hommes. Malgré de nombreux témoignages, bien des mystères demeurent au moulin de Montespan : D’où vient la source ? A quoi servait cette pierre ? Pourquoi ce mur ? etc… En attendant la fin de sa restauration par ses propriétaires, à l’ombre de ces vieilles pierres, nous fermons les yeux et laissons notre imagination faire renaître les images et les bruits d’antan.

Claudine GONTIER

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Patrimoine communal


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Eglise de Saint Pé



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Eglise de Saint André
 
 
 
 
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Chapelle de Notre dame de la Piéta
 
 
 
 
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Chapelle Saint André